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Aug 26 2019

La soufriere




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Zoom Guadeloupe Les plus belles randonnées des Iles de Guadeloupe



Randonnées Basse-Terre

La Soufrière

Index de l’article

La Soufrière est l’un des sites les plus intéressants du Parc National de la Guadeloupe. En effet, la randonnée autour et sur le volcan de La Soufrière est unique à plus d’un titre :

– En Guadeloupe, c’est le seul endroit qui offre un tel point de vue à 360° sur les massifs montagneux vers le nord de la Basse-Terre, le Petit Cul de Sac Marin, la Grande Terre, le sud de la Basse-Terre, la mer des Caraïbes, les îles environnantes Les Saintes, Marie-Galante, La Dominique. Evidemment, la condition nécessaire pour bénéficier à plein de ce magnifique spectacle est une bonne météo et une bonne visibilité.

– La flore est très riche avec une végétation remarquable en particulier des broméliacées très présentes sur le sommet qui résistent aux conditions difficiles imposées par les émissions gazeuses du volcan. A voir aussi les sphaignes et les lycopodes qui tapissent les surfaces et les flancs du volcan. Sur le Tour de la Soufrière nous pouvons observer de nombreuses espèces d’orchidées certaines assez répandues et très visibles surtout quand elles sont en fleurs (Epidendrum patens, Epidendrum dendrobioides ) et d’autres plus discrètes (Maxillaria coccinea et Maxillaria inflexa) et parfois minuscules (Brachionidium sherringii). A voir également la Fleur jaune Montagne, Verbesina guadeloupensis, endémique de Guadeloupe.

– La faune aussi est remarquable avec quelques espèces endémiques de la Basse-Terre : La Mygale Holothele Sulfurensis, La grenouille Hylode de Pinchon, l’escargot Bulimulus lherminieri.

– Les différents gouffres et cratères sur le plateau sommital du volcan sont intéressants à découvrir. Le Cratère Sud est le plus impressionnant par le bruit et le spectacle qu’il nous offre : les fumerolles, le soufre, la chaleur, l’odeur si particulière.

– Cette randonnée se déroule en grande partie sur la commune de Saint-Claude, mais passe aussi sur Capesterre-Belle-Eau et sur la frontière entre Gourbeyre et Saint-Claude.

Paramètres :

niveau = difficile, à cause du dénivelé important et des 100 derniers mètres très pentus, distance AR =7 km

dénivelé : 500m , durée = 4h à 5h y compris les pauses.

balisage : Panneaux indicateurs en jaune, petits piquets jaunes au sol pour guider en cas de brouillard épais sur le plateau sommital et sur la descente depuis le col de l’Echelle

Points de vigilance :

1- Consulter la météo avant de partir et ne faire cette randonnée que par beau temps. En cas de pluie, la visibilité est nulle et la randonnée perd une grande partie de son intérêt.

2- Prévoir 1,5 litre d’eau par personne, crème de protection solaire, casquette, chaussures de randonnées, coupe-vent et nourriture.

Avec notre vidéo, sur Youtube, voir de plus près l’impressionnant Cratère Sud de la Soufrière.

Descriptif :

Depuis le séisme de novembre 2004, le départ de la randonnée se fait à partir du parking des Bains Jaunes. En effet l’accès en voiture par la D11 jusqu’au parking de la Savane à Mulets est interdit aux visiteurs suite aux éboulements sur cette route au dessous du Piton de Tarade.

Le parcours emprunte le chemin du Pas du Roy qui démarre devant le Bassin des Bains Jaunes. Au retour de la balade, il est toujours agréable de prendre un bain dans ce bassin dont l’eau est tiède (

Cette première partie de la randonnée jusqu’à la Savane à Mulets, se fait sous un couvert végétal luxuriant. Par temps sec, la montée est facile car une grande partie du Pas du Roy est pavée. Par contre c’est moins facile par temps humide car le pavé devient glissant.

Avec des escaliers lorsque la pente devient plus forte.

Après une dizaine de minutes de marche apparait une bifurcation. Il faut poursuivre sur le Pas du Roy en allant sur la gauche.

Après une trentaine de minutes d’ascension nous sortons de la forêt humide et nous nous trouvons à découvert devant les savanes d’altitude. Nous atteignons le Parking de la Savane à Mulets à 1142m. A notre actif 180m de dénivelé depuis le départ. Il reste un peu plus de 300 m à monter pour arriver au sommet du volcan.

Devant nous, le dôme du volcan La Soufrière. La fumerolle, la plus à droite sur l’image, est émise par le cratère Sud qui est actuellement le plus actif. L’activité fumerollienne sur les différents cratères s’est accrue depuis quelques années. Les gaz acides présents dans les fumerolles contribuent à bruler la végétation et ainsi à mettre à nu une partie de plus en plus importante du plateau sommital sud.

La dent, sur la gauche, est le Piton Dolomieu 1464 m.

Au fond du parking, au départ du Chemin des Dames, vous trouvez des panneaux d’informations relatifs au massif de la Soufrière mis en place par le Parc National de Guadeloupe. Le sommet est à 1h15 par le Chemin des Dames qui contourne la Soufrière par l’ouest. Une autre option plus longue, 1h35, est le tour par l’est en passant par le Col de l’échelle.

Nous préconisons de monter par le Chemin des Dames. Par beau temps, ce chemin offre successivement un beau panorama sur les Saintes, les Monts Caraïbes, la mer des Caraïbes, la ville de Basse-Terre, Baillif.

Quelques dizaines de mètres après le départ, nous apercevons sur la droite un gros rocher nommé “Rocher de 1843”. A la suite de l’éruption de 1956 une niche a été creusée dans le rocher pour y loger une statue de la Sainte Vierge.

Au cours de cette ascension sur le Chemin des Dames, nous rencontrons sur notre droite l’éboulement Faujas causé par une éruption phréatique en 1798. La végétation sur les parois de cette crevasse est très riche. Elle est formée de tapis de sphaignes aux couleurs multiples, de fougères arborescentes, d’ananas montagnes, de siguine blanche.

Plus loin une vue sur différents sommets dont La Matéliane

Juste avant la bifurcation vers le col de l’échelle à gauche, ou vers le sommet de la Soufrière à droite un bouquet de Fougères Aborescentes.

Au même endroit sur la droite se trouve la Grande Faille appelée aussi La Fente Nord. Descendre dans cette faille est dangereux à cause des nappes de gaz carbonique qui peuvent y stagner.

Prenons la branche droite de la bifurcation. Sur cette dernière partie la pente devient nettement plus forte et il faut s’aider de ses mains pour monter. Un petit escalier est installé depuis peu pour nous aider. A ce niveau nous sommes à 5mn du plateau sommital.

Au cours de cette dernière partie de l’ascension et si le temps est favorable, nous avons une belle vue sur le Petit Cul de Sac Marin.

Nous arrivons enfin sur le plateau. Nous proposons de visiter d’abord le plateau sommital avec ses différents cratères et de terminer par la visite du point culminant La Découverte. Sur le plateau, nous arrivons par le sentier qui se trouve dans le coin gauche en bas de l’image (cette photo avec cette vue plongeante est prise depuis la Découverte). Immédiatement, sur la droite du sentier en bas de l’image se trouve le Gouffre Dupuy. Plus loin sur la droite, le Gouffre Tarissan avec sa fumerolle. Sur la gauche du sentier, un peu après Tarissan, le Gouffre Napoléon. Pour aller vers le cratère Sud, on peut poursuivre sur le sentier entre Tarissan et Napoléon en allant ensuite rapidement sur la gauche pour contourner les fumerolles qui sortent du cratère sud. Une autre option qui permet selon le vent de mieux éviter les fumerolles est d’aller par le sentier à gauche de l’image.

Le Gouffre Dupuy

Le Gouffre Tarissan

Une autre vue du Gouffre Tarissan. Le gouffre est rempli d’acide dont la surface est à environ 70 mètres sous le niveau du Pont Naturel. Cet acide est principalement chlorhydrique avec un pH proche de zéro et une température moyenne de 98°C.

Le Cratère Napoléon

Le Cratère sud est le plus beau et le plus impressionnant. C’est une véritable machine sous pression qui crache en permanence ses gaz comme les turbines d’un moteur d’avion avec un bruit continu et assourdissant. Pour l’observer et l’approcher, il faut tenir compte de la direction du vent afin d’éviter de recevoir une bouffée de gaz acide et toxique.

Par moment, le mouvement des fumerolles balayées par le vent laisse apparaitre les parois du cratère recouvertes d’une couche de cristaux de soufre de couleur jaune fluo.

L’extrémité nord du Cratère Sud.

Le milieu du Cratère Sud.

Le cratère sud vu de l’autre côté.

Vue extérieure et d’ensemble du Cratère Sud.

Extrémité sud du Cratère Sud.

Depuis le sud du plateau sommital, il y a quelques vues intéressantes à découvrir si le temps le permet.

Au premier plan l’Echelle, au deuxième plan sur la droite La Citerne, au fond sur la droite, la Madeleine.

Les Saintes, avec la Dominique tout au fond.

Les Monts Caraïbes.

Après ce tour d’horizon au sud, revenons sur nos pas pour passer sur le pont naturel entre les Gouffres Tarissan et Dupuy.

Sur le pont des roches colorées attirent l’attention.

A la sortie de ce pont, nous arrivons dans le jardin l’Herminier. Ce jardin qui avait auparavant une belle végétation est devenu quasi désertique depuis 1956, suite à des pluies de cendre.

A gauche, une source d’eau qui semble ne jamais se tarir.

Plus loin sur la droite, avant la Porte d’Enfer, nous découvrons quelques petites touffes de myrtille des hauts, souvent avec fleurs et fruits.

Et nous passons par la Porte d’Enfer gardée par la Guenon (à droite).

A la sortie de la Porte d’Enfer, nous découvrons le Piton Dolomieu dont le sommet est à 1464m (3 m au dessous de La Découverte).

Au fond sur la droite, Basse-Terre, Baillif et la mer des Caraïbes.

Une autre vue du Piton Dolomieu, laissant voir les Monts Caraïbes sur la gauche.

En allant vers La Découverte, nous passons près de la Mare au Diable, qui est maintenant recouverte de jonc et de sphaigne.

Une autre vue plus large avec le piton Dolomieu sur la droite, la Mare au diable juste devant et le Jardin l’Herminier au centre de l’image.

Nous arrivons au sommet de la Soufrière.

Et voici le panneau qui identifie le plus haut sommet de la Guadeloupe et des Petites Antilles.

Depuis ce point culminant nous avons une vue panoramique du massif montagneux vers le nord.

Au milieu de l’image suivante, le Nez Cassé et au fond la commune de Baillif.

En poursuivant le sentier nous arrivons au Refuge des Montagnards qui fut construit en 1935. Aujourd’hui il n’est pas bien entretenu mais peut servir d’abri en cas d’intempéries.

Ce refuge, clos la visite du plateau sommital du volcan et nous retrouvons sur la gauche le sentier par lequel nous avons commencé la visite.

Nous repassons par l’escalier vu lors de la montée pour aller jusqu’à la bifurcation devant la Grande Faille.

A ce niveau il convient de choisir entre deux options. Soit faire le retour par le sentier suivi en montant, c’est à dire Le Chemin des Dames, ou soit faire le tour par le Col de l’Echelle.

Le passage par le col de l’Echelle qui etait interdit par arrêté Municipal suite aux éboulements de novembre 2009 est à nouveau ouvert.

Nous choisissons l’option Col de l’Echelle, et arrivons rapidement à une autre bifurcation vers le Carmichaël. Prendre la branche de droite pour aller vers le Col de l’Echelle.

La trace qui nous mène vers l’Est traverse une végétation assez dense et donne une belle vue de l’Echelle. Elle contourne lentement le dôme et nous arrivons bientôt sous son flanc nord-est où se trouvent la source du Carbet et de nombreuses ravines qui alimentent le Carbet.

C’est cette zone, au dessus de la source du Carbet, qui a vu une grande partie de son flanc emportée par le glissement de terrain de novembre 2009. De chaque côté de cette zone, une pancarte nous invite à traverser rapidement cette zone à risque.

Voici la vue au dessus du sentier qui traverse perpendiculairement la zone d’éboulement.

La vue en dessous du sentier montre que ce glissement de terrain a creusé un grand sillon dans la montagne qui correspond au lit du carbet. L’éboulement s’est propagé sur une grande longueur le long de la rivière et a produit des effets dévastateurs sur les deux premières chutes du Carbet.

Des traces d’argiles en gris bleuté dans l’éboulement.

Voici une vue de la première chute du Carbet en février 2010, qui permet de se rendre compte des effets de cet éboulement. Voir la description de la randonnée vers cette 1ère chute.

Peu après le col de l’échelle nous découvrons la Roche Fendue qui est dans cet etat depuis l’éruption de 1976.

Après la Roche Fendue le sentier devient plus pentu et débouche rapidement sur la route de la Citerne. En prenant sur la droite nous arrivons au parking de la Savane à Mulets. Il reste ensuite à descendre le Pas du Roy pour retrouver en 20 minutes le point de départ aux Bains Jaunes.

Nous rappelons que la baignade aux Bains Jaunes est fortement recommandée !

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La soufriere

SOURCE: http://zoom-guadeloupe.fr/randonnees-basse-terre/la-soufriere


Written by American News